Dark Water (2017) > Aftermath Series

Subdued orbs of overturned violet.
There are some small fires in the country – trimming olive trees and burning branches.
What if the place as a conquest disappears and listening takes attention – birds, roosters, chicken choruses, dogs whining and barking in their language to us? What if we see a hilltop town in a haze across the valley and it is simply there as always outside the window?
The exploration of the ultra-banal.
The world underneath the table.
The imperfect victim.
The beginning of disharmony.
The strong smell of poison.
The discovery of erasure.
There and not there. Moving away from being there.
The watery brushed rose color stands apart from the sketch as though the sketch is looking at the color.
To leave a tracing, to make the most minimal marking enhanced by a pale addition of color. The color communicates with the paper by puckering.
The spiked gnarly flower bulb grabbed from the dog’s mouth – strong – now contains its own barking.
The ferocious brain of a tuber root. Muscular and defensive. Even seductive.
Almost weeds, these intricate specimens call out like sibyls as others clutch to their seed pouches with nonchalance.
A wreath of circles as white as yellow can be.
Just beyond a seed.
The fennel heart with open valves.
The best of a clean heart: planting in one’s garden and making a soup.
And passive and beautiful and nothing more or less than innocence.

The Aftermath series was created in April 2016 during a three-week period in the studio of my dear friend Daniela Fruscione in Buggiano Castello, located among the hills and medieval villages between Firenze and Lucca in northern Tuscany, Italy.

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Sfere sommesse di tenue violetto.
Piccoli fuochi nella campagna – si potano ulivi e si bruciano rami.
E se il luogo sparisse come oggetto di conquista e l’ascolto avesse luogo – cori di uccelli, galli, galline – e se i cani ci abbaiassero e guaissero nella loro lingua? E se vedessimo una città sulla collina nella foschia ed è semplicemente lì, come sempre, fuori dalla finestra?
L’ esplorazione dell’ ultra-banale.
Il mondo sotto il tavolo.
La vittima imperfetta.
L’ inizio della disarmonia.
L’odore pungente del veleno.
La scoperta della cancellatura.
Lì e non lì. Allontanarsi dall’ essere lì.
La pennellata di rosa acquoso separata dallo schizzo come se lo schizzo stesse osservando il colore.
Ricalcare, tracciare un segno minimo evidenziato da una pallida aggiunta di colore. Il colore comunica con la carta increspandola.
Il fiore spinoso e grinzoso stretto dalla bocca del cane – forte – ora contiene il suo abbaiare.
Un tubero ricorda un cervello feroce. Muscolare e difensivo. Persino seducente.
Quasi erbacce, alcuni di questi pezzi intricati ci chiamano come sibille mentre altri si stringono alle loro capsule di semi con indifferenza.
Una spirale di cerchi tanto bianca quanto il giallo può esserlo.
Appena oltre il seme.
Il finocchio assomiglia ad un cuore con vasi aperti.
Il meglio di un cuore puro: pianta nel proprio giardino e fa una zuppa.
E passivo e bello e niente di più o di meno che innocenza.


La serie Aftermath è stata creata in Italia nell’ aprile 2016 durante un periodo di tre settimane nello studio della mia cara amica Daniela Fruscione a Buggiano Castello, situato tra colline e paesi medievali nella Toscana del nord, tra Firenze e Lucca.

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Les orbes pâles d’une cascade de violettes.
Il y a quelques petits feux dans la campagne – on élague des oliviers et brûle des branches.
Qu’en serait-il si l’endroit même en tant que conquête disparaissait et que l’écoute prenait le dessus – les oiseaux, les coqs, les poules et leurs chants, les gémissements et aboiements des chiens s’exprimant dans leur langue? Et si nous voyions une bourgade en haut d’une colline dans la brume à travers la vallée et que ce fut été simplement là depuis toujours à la fenêtre?
L’exploration de l’ultra banal.
Le monde dessous la table.
La victime imparfaite.
Le commencement de la discorde.
L’odeur forte du poison.
La découverte de l’effacement.
Être là sans être là. S’éloigner.
La couleur rose aux accents passés se détache de l’esquisse comme si l’esquisse elle-même contemplait la couleur.
Laisser une trace, faire une marque aussi minime qu’elle soit, enrichie par un pâle ajoût de couleur. La couleur communique avec le papier en se fronçant.
Le bulbe pointu et noueux de la fleur comme la gueule d’un chien – puissant – contient maintenant son propre aboiement.
Le cerveau féroce d’un tubercule. Musclé et sur la défensive. Voire même séducteur.
Presque des mauvaises herbes, ces spécimens tortueux sont tels des sibylles et leurs chants alors que d’autres s’agrippent à leurs sacs de graines avec nonchalance.
Une couronne de cercles aussi blancs que le jaune peut l’être.
Juste un cran au-dessus d’une graine.
Le coeur du fenouil aux ventricules grands ouverts.
Le meilleur d’un coeur sain: planter dans son jardin et faire une soupe.
Et passif et splendide et rien de plus ou de moins que l’innocence.

La série L’après a été créée en avril 2016 pendant un séjour de trois semaines au studio de Daniela Fruscione, une amie très chère, à Buggiano Castello, un village situé au milieu des collines et hameaux médiévaux entre Florence et Lucques dans la Toscane du nord en Italie.